Communiquez avec moi
Cellulaire : 514 795-7237
Profil
ENTREVUE AVEC
Philippe Briand
Philippe, vous avez un parcours bien particulier… Vous nous en parlez ?
En 2003, j’avais tout ce dont j’avais rêvé : blonde, bonne job, voiture, condo. Pourtant, un article dans La Presse, paru l’année précédente, m’avait beaucoup marqué. Il parlait d’un jeune couple qui avait tout laissé derrière lui pour aller marcher Compostelle. C’est ce que j’ai fait. J’ai tout laissé en plan pour aller marcher 1600 kilomètres en 61 jours, du sud de la France jusqu’en Espagne. J’ai refait la même chose en 2005. J’ai tout laissé en plan, je suis parti du même point mais cette fois-ci j’ai marché jusqu’à Rome, en passant par les Alpes.
Ces expériences ne m’ont pas fait vivre d’illuminations, mais m’ont révélé un attachement aux choses matérielles alors que tout ce qui me restait, c’était moi. J’ai découvert qu’en étant moi-même, j’attire des gens qui me ressemblent. Dans mon travail de courtier, ça n’a pas de prix. J’ai aussi constaté, à travers ces expériences, que j’aime être responsable de mes gestes, d’en assumer les conséquences. Dans mon métier, je fais bien mon travail et les gens me reviennent ou me réfèrent, tandis que si ne ne le fais pas bien...
Qu'est-ce qui vous satisfait le plus dans votre profession ?
Grosso modo, mon travail comporte deux volets : l'aspect technique (analyse, lois, mathématiques) et l'aspect humain. Ce dernier consiste à travailler avec les réactions qui peuvent survenir durant une transaction immobilière. On dit que l'achat ou la vente d'une maison vient au deuxième rang quant aux sources de stress chez les gens, tout de suite après le divorce. Des personnes très « zen » normalement peuvent changer du tout au tout en période de transaction.
D'ailleurs, j'ai fait appel à un courtier lorsque j'ai acheté ma propriété. Et ce n'était pas pour le côté technique, dans lequel je suis très confortable. C'est plutôt qu'en étant très impliqué émotivement, je ne me serais pas révélé un bon conseiller pour moi-même. Un bon courtier doit être conscient du stress de ses clients, tout en filtrant ses propres émotions.
Selon vous, qu'est-ce qui fait un bon courtier immobilier ?
À tort, on peut croire que les courtiers sont des vendeurs, des gens qui parlent beaucoup parce qu'ils doivent convaincre. Ce qui s'est confirmé depuis que je fais ce métier, c'est qu'un bon courtier, c'est quelqu'un qui écoute. Parce que le client, lui, a beaucoup à dire, et c'est à nous, avec ce qu'il nous apporte, de le diriger.